Amoureuse de mots je barbouille ma feuille en silence,
Les lignes tracent des phrases sans consonance
La plume crisse sur le parchemin, douleur de l'absence.
J'ai voulu donner ce que j'avais, sans aucune méfiance.
Douleur qui périclite au fond de mon c½ur, j'ai voulu faire confiance.
Je croyais en ce sentiment de sécurité par excellence.
Mais le bateau ivre chavire pendant ta "non présence"
Aimer les choses de la vie, je n'ai plus d'attirance.
Frappe les carreaux en larmes de pluie, dure sentence.
Donner comme je le fais en aillant toute confiance,
Se livrer entière, doutez de rien, sauf que toi tu me fais "démence"
Le temps qui s'enfuit vers l'horizon bouché, vaut mieux quitter la France.
Courir le monde, voir des rudes contrées, vivre en errance.
Un jour ici, l'autre là bas, je revis, j'aime cette distance.
Le soleil brille à l'horizon, plus d'imprudence.
Revivre à la chaleur des rayons, je retrouve mon adolescence.
Un coucher de soleil irradie maintenant ma vie, douce insouciance.
Je me sens rajeunir, j'ai retrouvé le goût de miel de l'enfance.
Je ne donnerai plus au grand jamais sans réfléchir ma confiance
Comme j'aurai dû le faire plus vite avoir pour tout une grande méfiance.








